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    October 25

    Un peu plus du troisième

    Bonjour tout le monde ! Il y a longtemps que je ne publiais plus un billet... faut dire qu'il n'y avait pas grand-chose à raconter, lol ! Pas de nouvelles de la boîte de production, pas de nouvelle de la maison d'édition sur la pubication du deuxième roman... reste plus qu'à attendre. Mais bon, j'ai poursuivi l'écriture du 3e roman, j'en suis plus ou moins à la moitié et je ne sais pas encore comment ça finira... même pour moi ça reste un mystère ! En attendant, je me suis dis, tiens, je vais aujourd'hui mettre un peu plus du roman... c'est la suite de la première partie que j'ai déjà déposée ! Bonne lecture !

    -         Putain, putain, putain... mais dans quel merdier je me suis fourré moi ! Bon, je le sais bien au fond, c’était ma seule voie pour revenir en France. Vraiment, à quoi je pensais en investissant tout mon argent en Colombie pour faire une plantation de café décaféiné ? Pourtant l’idée était bonne, ça aurait coûté moins cher que tout le processus chimique. Un grain qui pousse déjà décaféiné.... depuis l’invention de la roue personne n’avait jamais eu une telle idée. Mais ça a foiré et me voilà ruiné et dans un pays que je connaissais à peine. Moi qui voulais être le Gringo du XXIe siècle. Je m’y voyais déjà à la télé, moi apparaissant au milieu de ma plantation, un de mes travailleurs me disant : Toua le Gringo, tou é vréman lé meyeur ! M’enfin, la seule manière de me payer ce passage a été d’accepter de transporter sur moi l’autre produit national de Colombie : ça ressemble à de la farine, ça a la couleur de la farine, mais ce n’est pas de la farine... vous avez trouvé ? Bordel, si on me chope c’est prison ferme pour de longues années. En plus, je me demande qui a eu l’excellente idée de cacher le paquet dans mon slip... si le paquet s’ouvre je vais avoir la bite dopée à mort.

    -         Mesdames, Messieurs, veuillez attacher votre ceinture, nous allons atterrir dans quelques minutes.

    -         Et merde... mais quelle trouille j’ai... en plus les cons ils nous ont foutu Midnight Express pendant tout le voyage... je ne veux pas finir comme lui !!!! J’ai une telle trouille que j’ai les couilles (et donc le paquet de drogue) à la place des amygdales !

    -         Mesdames, Messieurs, nous vous remercions d’avoir voyagé avec notre compagnie Coindanslaile et vous souhaitons une excellente journée !  

     

    L’aéroport est plein à craquer, surtout de policiers, ce qui n’est pas souvent bon signe.

     

    -         Et remerde, ils fouillent tout le monde, je ne vais pas pouvoir passer sans me faire prendre. Tant pis, faut que je me débarrasse de la drogue, peu importe comment.

     

    Aussi discrètement que possible, je glisse la main dans mon pantalon et essaie de sortir le paquet (de drogue, pas l’autre). Une vieille dame passe à mes côtés et me dévisage d’un air aussi aimable qu’une porte de prison.

     

    -         C’est que j’ai chopé des morpions dans ce sale pays... les bordels sont vraiment peu hygiéniques, dis-je à la dame qui s’en va vraiment schoking !

    -         Voyons voir... où je peux le laisser. M’en fous moi, je le cache dans les bagages de quelqu’un, après tout s’il s’en sort c’est que le bon dieu l’accompagne. Faut que j’arrive à distraire ma victime. Tiens, celui-là a l’air assez simplet...

    -         Excusez-moi Monsieur, mais votre lacet est défait, vous pourriez tomber et vous faire mal...

    -         Je ne crois pas répond le bonhomme, je porte des mocassins...

     

    Et zut ! Je m’en étais pas rendu compte. Tant pis pour moi, je dois chercher une autre victime et faire vite, il y a de moins en moins de gens de ce côté-ci.

    -         Tiens, celui-là en costard cravate, assez âgé et distrait et sa valise est semi-ouverte.  

     

    Discrètement je me faufile près de l’homme et dépose mine de rien le paquet dans sa valise.

    -         Ouf, me voilà soulagé d’un poids (au sens figuré et au sens propre).

     

    La victime passe le contrôle. On le fouille... rien sur lui.

    -         Monsieur, je vous prie de bien vouloir ouvrir votre valise.

    -         Mais bien sûr Monsieur l’agent

    -         Ohhh, mais qu’avons-nous là ? C’est peut-être du sucre ce que contient ce paquet ? (du sucre non, j’ai déjà dit que ça ressemble plutôt à de la farine !).

    -         Mais.. mais... ce n’est pas à moi ça ! dit l’homme offusqué.

    -         Bien sûr, bien sûr. Et moi je suis Napoléon, non ? Vous dites toujours la même chose, on est pas de cons dans la Police eh ! (quoique...). Allez les gars, détenez cet homme pour port illicite de drogues.

    -         Mais voyons, c’est un scandale. Ah ! Mais vous ne savez pas qui je suis, moi ! J’en parlerai au Préfet !

     

    Moi je passe le contrôle sans aucun problème. Je fais la remarque au douanier :

    -         Bouf, il y en a vraiment certains qui ont un culot énorme, heureusement que vous êtes là pour bien faire votre métier et veiller sur notre sécurité ! Et en plus il nie tout... vraiment quel culot !

     

    Je me sens soulagé. D’accord, je suis désolé pour ce vieil homme, mais c’était lui ou moi et, franchement, je préfère que ce soit lui. Je me suis évité un gros problème...

    Toutefois un autre problème m’attend devant la porte d’embarquement. Étant sorti le dernier, je me retrouve face à une bande de mecs au teint plutôt sud-américain, portant une pancarte à mon nom : RICHARD HABIA (ça c’est moâ) et en dessous : Partenaires officiels de Don Manolo Escobar.

    Zut, voilà que j’avais un petit groupe de bienvenue pour prendre la marchandise. Mais... il n’y a plus de marchandise, et avec la gueule qu’ils ont, je ne crois pas que ça les fera rire. Ils me regardent, me fixent droit dans leurs yeux, même celui qui louche réussit à le faire. Mais ils ne me connaissent pas, ils peuvent pas savoir que c’est moi.

    Comments (2)

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    Coucou Nico ! Merci pour ton passage et ton message.... ça me fait plaisir que le début du Tour du monde te plaise car je connais maintenant ton humour et si tu apprécies alors c'est un objectif atteint pour moi ! À vrai dire, ce n'est pas Gégène dans ce roman... c'est un peu son style, mais différent ! Mais je peux déjà avancer que Gégène fera son grand retour... dans le 4e roman ! Lol ! Bonne journée ! @+
    Oct. 26
    Nicowrote:
    J'ai un bouquin en cours mais j'ai pas pu m'empêcher d'ouvrir ton roman et de lire les premières pages... J'ai eu beaucoup de mal à m'arrêter ! Je me suis bidonné avec l'arrivée de Gégène aux States, et j'ai encore rien lu. Tu adoptes le même ton pour ce 3e roman, avec les digressions et les jeux de mots, et j'ai envie de dire tant mieux, je suis fan de ce genre d'humour ! C'est Gégène le héros de ce nouveau roman? A+
    Oct. 26

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